Les gallinacées regroupent évidemment les poules, mais aussi les dindes, les pintades, les faisans… En parallèle de ces races domestiques,  on trouve également des animaux sauvages présents en Europe comme la caille des blés, la perdrix ou encore le rarissime tétra-lyre, habitué aux versants de montagne et aux milieux humides d’altitude…

Ce ne sont pas ces espèces qui sont à l’origine de nos races d’ornement, mais plutôt des animaux sauvages asiatiques, notamment le coq doré (Gallus gallus). Aujourd’hui, Il existe plus de 200 grandes races de poules (dont 45 françaises), de forme, de taille et de couleur diverses et autant de races naines.

Ancienne ou récente,  grande ou petite, frisée ou lisse, sans parler de la diversité des couleurs… tout à chacun peut trouver la race qui lui convient!

Le classeur des standards officiels vous renseigne sur toutes ces races et variétés : Volaille-Poultry

Les 10 commandements de l’élevage des poules

1

Ne pas omettre l’éthologie “gallinesque” ou de l’importance de l’observation du comportement des animaux. Les poules sont dotées d’une très bonne mémoire et connaissent parfaitement leur entourage humain. Ce sont des êtres sensibles, notamment au stress : elles n’aiment pas les changements, ont leurs petites habitudes entre copines dans leur poulailler… Dire que les coqs se battent est un lieu commun; mais les poules aussi se crêpent le chignon! Trop de poules dans un parquet est également un facteur de stress. Une nouvelle arrivée est facteur de stress… Ce stress se traduit par une mauvaise alimentation et un affaiblissement général qui peut déboucher sur des maladies. Il est à prendre très très au sérieux.

2

Prévoir une alimentation adaptée, en qualité et en diversité et de l’eau propre en quantité. La manipulation régulière des animaux permet de vérifier leur état sanitaire (bréchet plus ou moinssaillant). Elle présente également l’avantage de préparer les poules à d’éventuelles manipulations de juge lors d’exposition !

3

Penser aux compléments alimentaires: vitamines ET oligoéléments. Bien nourris, les animaux se développent correctement, pondent, se reproduisent mieux et luttent contre d’éventuelles maladies.

4

Adapter la taille des parcs au nombre d’animaux. Les poules sont capables de parcourir de très grandes distances. Nomades en journée, elles suivent les mêmes circuits pour s’en éloigner progressivement, à la recherche de nourriture. Elles aiment également les haies comme source de nourriture et zone d’abri (contre la pluie, le soleil et les prédateurs du ciel).

5

Bien choisir leur poulailler : taille selon le nombre et la variété, orientation Sud-Est à Est de l’ouverture du poulailler, accessibilité et lumière naturelle, bonne ventilation sans courant d’air, aucune humidité et facilité de nettoyage. Plus il est facile à nettoyer, moins on rechigne à le nettoyer. Nul besoin d’un lieu chauffé ou trop isolé : les poules sont plus sensibles aux modifications brutales de températures qu’au froid constant.

6

Les vermifuger, mais pas trop : deux vermifuges, au printemps et à l’automne, en changeant de molécule. Le programme de vermifugation dépend vraiment du nombre d’animaux et de la taille de leur parcours. Plus la densité est forte (sans repos des parcours…), plus les vermifuges sont importants. Elevées en extensif, les poules peuvent s’en passer, au moins en préventif. Une bonne habitude est à prendre : faire analyser de temps en temps les fientes pour connaître la charge parasitaire des animaux.

7

Gérer les parasites externes, tout un programme ! Qui n’a jamais eu de parasites sur ses poules ?? Le net regorge de sites qui délivrent de nombreux conseils à ce sujet. Si les 10 points énoncés ici sont respectés, le problème n’est pas complétement réglé, mais restera limité.

8

Traiter rapidement les maladies. La principale difficulté est de trouver un vétérinaire spécialisé dans les gallinacés… Les poules restent des animaux fragiles, malgré de nombreuses idées reçues !

9

Pourquoi les baguer ? D’abord pour les reconnaître individuellement (important dans un programme de reproduction), pour connaître leur âge rien qu’en regardant la couleur de la bague, pour participer à des expositions avicoles et enfin pour assurer une certaine traçabilité de l’animal lorsqu’il est vendu. Bref ! Un véritable gage de sérieux. En 2018, les bagues sont bleues foncées ; elles étaient jaune fluo en 2017.

10

Acheter de nouveaux individus avec précaution : mise en quarantaine obligatoire pendant au moins 10 jours, vermifuge, inspection de l’animal (état sanitaire, présence de parasites…).